Last time I saw you, you were on stage
Your hair was wild, your eyes were red
You were in a rage
You were swinging your guitar around.
Cause they wanted to hear that sound
That you didn't want to play.
I don't blame you.
Been around the world, in many situations
Been inside many heads in different positions
But you never wanted them that way.
What a cruel price you thought that you had to pay.
And that for all that shit on stage.
But it never made sense to them anyway,
Could you imagine when they turned their backs
They were only scratching their heads.
Cause you simply deserve the best.
But I don't blame you ...
À Boddah.
Parlant du point de vue d'un niais qui en a vu et qui, visiblement, préfèrerait être un gamin émasculé, cette lettre devrait être assez facile à comprendre. Tous les avertissements qui m'ont été donnés, au gré des quatre cents coups du punk-rock, depuis ma découverte, dirons- nous, de l'éthique qu'impliquait l'indépendance et l'embrassement de votre communauté, se sont avérés justifiés. Je n'ai plus ressenti d'excitation à écouter de la musique ni même à en créer depuis maintenant trop d'années. Je me sens coupable de tout cela bien au-delà des mots. Par exemple, lorsque nous sommes en back stage, que les lumières s'éteignent et que les hurlements frénétiques de la foule commencent à se faire entendre, cela ne me touche plus autant qu'un Freddy Mercury, qui semblait adorer et se délecter de l'amour et de l'adoration que cette foule lui témoignait, ce que j'admire et envie totalement. Le fait est que je ne peux pas vous tromper, aucun d'entre vous. Cela n'est honnête ni pour vous ni pour moi. Le pire crime auquel je puisse penser serait de duper les gens en prétendant que je m'amuse encore à 100%. Parfois, j'ai l'impression que c'était comme si je pointais avant de monter sur scène. J'ai essayé tout ce qui était en mon pouvoir pour y prendre plaisir (et j'y prends effectivement plaisir, mon dieu croyez moi, j'y prends plaisir, mais pas suffisamment ). Je me réjouis d'avoir touché et diverti tant de gens. Je dois être l'un de ces narcissiques qui n'apprécient les choses que lorsqu'elles ne sont plus. Je suis trop sensible. J'ai besoin d'être légèrement engourdi pour retrouver l'enthousiasme de mon enfance. Au cours de nos trois dernières tournées, j'ai pu apprécier bien mieux tous les gens que j'ai croisés et les fans ; mais je ne parviens toujours pas à surmonter la frustration, la culpabilité et l'empathie que j'éprouve à l'égard de tout le monde. Il y a de la bonté en chacun de nous et je pense que j'aime tout simplement trop les gens. Tant et si bien que ça me rend affreusement triste. La tristesse, Petit Jésus indifférent né sous le signe du poisson... Pourquoi ne pas simplement se réjouir? Je ne sais pas. J'ai une femme divine qui transpire l'ambition et la compassion et une fille qui me rappelle trop ce que j'ai été, pleine d'amour et de joie, qui embrasse chaque personne qu'elle croise parce que chacun est bon et ne lui fera pas de mal. Et ça me terrifie au point que je peux difficilement fonctionner. Je ne peux pas me faire à l'idée que Frances puisse devenir le rocker misérable, auto-destructeur et suicidaire que je suis aujourd'hui. J'éprouve de la reconnaissance, mais dès l'âge de sept ans, j'ai commencé à haïr l'être humain en général. Simplement parce que ça semble si facile pour les gens de s'en aller avec la compassion. Seulement parce que j'aime trop les gens et que je me montre trop compatissant envers eux, je crois. Je vous remercie tous, depuis le gouffre brulant de mon estomac nauséeux, pour vos lettres et l'intérêt que vous m'avez accordé ces dernières années. Je suis quelqu'un de trop erratique, de trop instable. Je n'ai plus de passion, alors rappelez-vous : il vaut mieux bruler franchement que s'éteindre à petit feu.
Paix, amour, compassion. Kurt Cobain.
Frances et Courtney, je vous adorerai toujours.
S'il te plait, Courtney, continue pour Frances, pour que sa vie soit bien plus heureuse sans moi.
Je vous aime. JE VOUS AIME!
Aucun mots ne pourront exprimer plus précisément ce que je ressens
Parce qu'il a concrétiser les pensées qui me brulent depuis si longtemps.
Parce que lui, il a comprit .
< remember >
naîtrec'estêtrecondamnésaamourir
it's better to burn out than to fade away
Mood : I hate myself && I want to Die